Le flux de trésorerie désigne les mouvements réels d’argent entrant et sortant d’une entreprise pendant une période donnée. Il mesure ce qui est effectivement encaissé ou payé sur le compte bancaire ou en caisse, et non seulement ce qui est facturé ou enregistré en comptabilité.
Son utilité est de vérifier si l’activité peut payer ses fournisseurs, les publicités, les salaires, les frais de plateforme, les impôts ou les remboursements d’emprunt à leurs échéances. Il aide aussi à anticiper un besoin de financement, même lorsque l’entreprise affiche un bénéfice comptable.
Formule simplifiée : trésorerie finale = trésorerie initiale + encaissements − décaissements. Le flux net de trésorerie sur la période correspond à encaissements − décaissements. Pour suivre correctement la trésorerie, les montants doivent être cohérents : si l’on analyse les mouvements bancaires, on observe généralement des montants effectivement payés ou reçus, souvent TTC lorsque la TVA est comprise dans le règlement.
Exemple : une boutique commence le mois avec 1 000 €. Elle encaisse 600 € de clients, puis paie 300 € de marchandises, 80 € de publicité et 40 € d’expédition. Le flux net est de 600 − 300 − 80 − 40 = 180 €. La trésorerie finale est donc de 1 180 €.
Erreur fréquente : confondre flux de trésorerie et bénéfice. Une vente peut augmenter le bénéfice dès son émission, mais ne pas encore augmenter la trésorerie si le client n’a pas payé. À l’inverse, l’achat d’un stock peut diminuer la trésorerie avant la vente, sans constituer immédiatement une charge équivalente en comptabilité. Un emprunt augmente la trésorerie, mais ce n’est pas un chiffre d’affaires ni un bénéfice. Les délais de paiement, la TVA, les remboursements et les réserves de plateforme peuvent également décaler les encaissements.
Contenu pédagogique : les exemples sont illustratifs. Les frais et règles applicables dépendent de votre situation, de votre pays et de la période.
