Le taux de rendement interne (TRI) est le taux annuel qui annule la valeur actuelle nette d’un investissement. Autrement dit, il égalise, en valeur actualisée, les sorties de trésorerie et les entrées de trésorerie futures. Il mesure donc la rentabilité implicite d’un projet en tenant compte du calendrier des encaissements et décaissements, et non seulement de leur total. Cette définition correspond à l’usage financier reconnu du TRI. ([ecb.europa.eu](https://www.ecb.europa.eu/services/glossary/html/act4i.en.html?utm_source=openai))
Formule : 0 = Σ [Flux de trésorerie à la date t / (1 + TRI)^t]. Le flux initial est généralement négatif, car il représente l’investissement de départ. Le TRI sert à comparer un projet à un taux cible, par exemple le coût du financement ou le rendement minimal exigé. Pour un vendeur Amazon FBA, Shopify ou un indépendant, les flux doivent inclure les dépenses réellement payées : stock, publicité, logiciel, équipement, puis les encaissements prévus et la valeur de revente éventuelle.
Exemple : un projet nécessite 1 000 € aujourd’hui et génère 600 € à la fin de la première année, puis 600 € à la fin de la deuxième. Le TRI vérifie : -1 000 + 600/(1 + TRI) + 600/(1 + TRI)^2 = 0. Le résultat est d’environ 13,1 % par an. Si le taux minimal exigé est de 10 %, le projet paraît acceptable selon ce seul critère.
Erreur fréquente : confondre TRI et bénéfice. Le TRI est calculé à partir des flux de trésorerie, tandis qu’un bénéfice comptable peut inclure des éléments non encaissés. Le TRI ne garantit donc ni une trésorerie suffisante ni un gain futur. Il peut aussi être trompeur si les flux changent plusieurs fois de signe, car plusieurs TRI, voire aucun, peuvent exister. Les périodes doivent enfin être homogènes : des flux mensuels produisent un TRI mensuel, sauf conversion soigneuse en taux annuel.
Contenu pédagogique : les exemples sont illustratifs. Les frais et règles applicables dépendent de votre situation, de votre pays et de la période.
